APPEL À LA MOBILISATION.

La décision du Conseil constitutionnel français de rejeter l’article 4 portant sur l’enseignement immersif de la loi “Molac” a suscité colère et indignation au coeur de la classe politique. Une réaction tout autant similaire pour le monde associatif particulièrement chargé de la promotion de l’euskara. Pour la représentante de “Biga Bai” (association de parents d’élèves, qui s’attache à soutenir et promouvoir la filière bilingue dans l’enseignement public), Marie-Andrée Ouret,”« C’est tout un système patiemment construit durant 50 ans qui est mis en danger. Il est hors de question qu’il en soit ainsi”. Pour Antton Curutcharry, président de l’Office Public de la Langue Basque (OPLB), “de graves dangers pèsent désormais sur l’ensemble des filières en immersif”. Et de rajouter:”Cest une décision scandaleuse, jacobine et idéologique, le Conseil constitutionnel aurait pu ne pas valider la saisine et même se contenter d’examiner l’article 6 sur le forfait communal mais non. C’est facile d’être puissant avec les faibles ! En quoi les 51 000 locuteurs basques menacent-ils la République ?” Quand à Max Brisson, sénateur “Les Républicains” (LR), qui nuance quelque peu, affirme toutefois:”l’article 4 enrichissait le code de l’éducation mais ce dernier n’a pas changé. Mais si ce gouvernement veut tout casser, nous l’attendons de pied ferme”. Enfin pour Frédérique Espagnac (Parti Socialiste), il appartient à Paul Molac de déposer une nouvelle proposition de loi modificatrice de la Constitution et de l’article 2 invoqué par le Conseil constitutionnel pour invalider l’article 4 de la loi relative aux langues territoriale.
L’ensemble de la classe politique et du monde associatif, outre le fait de souscrire “au développement de l’enseignement immersif de nos langues régionales” adhère également à l’appel pour une mobilisation prévue à Bayonne le samedi 29 mai 2021.

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