DEMANDE EUROPÉENNE DE LIBÉRATION DES PRISONNIERS DE GUERRE ARMÉNIENS.

Initiative conjointe de François-Xavier Bellamy, chef de la délégation française du groupe “PPE” (Parti Populaire Européen regroupant à l’échelle du continent européen un ensemble de partis de droite et de centre droit d’inspiration démocrate chrétienne et libérale-conservatrice, disposant d’un groupe au parlement européen) au Parlement européen, Loucas Fourlas, chypriote, et Andrsy Kovatchev, bulgare. Les trois députés, à travers une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne et Charles Michel  président du Conseil européen, demandent la libération des prisonniers de guerre arméniens en Azerbaidjan.
Dans cette lettre il est notamment précisé que “l’Arménie a libéré sans délai tous les prisonniers de guerre qu’elle détenait. Ce n’est pas le cas de l’Azerbaïdjan : non seulement il détient encore des prisonniers arméniens, mais il est également soupçonné d’avoir constitué de nouveaux prisonniers, parmi lesquels des civils,après la fin officielle des hostilités.” Stigmatisant la “faute grave” de l’Azerbaidjan, les auteurs rajoutent que “l’Azerbaïdjan a tenté de justifier la détention de ressortissants arméniens, au motif qu’il s’agirait de « terroristes » qui auraient commis des attaques après ladate du cessez-le-feu ; mais cette accusation n’a pas été étayée par la moindre preuve. Le comportement des autorités azerbaïdjanaises constitue dans tous les cas une violation claire et absolue du statut de prisonnier de guerre en vertu du droit humanitaire international et, par conséquent, des garanties inscrites dans la Convention de Genève (III) relative au traitement des prisonniers de guerre, du 12 août 1949 – notamment l’article 4, son commentaire de 2020.1, et l’article 5.”. Ils affirment également que “l’’Azerbaïdjan ne peut se soustraire à ses devoirs légaux élémentaires, aux engagements qu’il a lui-même contractés en adhérant aux Conventions de Genève et en signant l’accord de cessez-le-feu.” S’adressant enfin à l’Europe, ils soulignent que “l’Union européenne ne peut laisser plus longtemps l’Arménie dans cette situation insoutenable ; elle doit s’engager et agir pour que la violence ne prime pas une nouvelle fois le droit. Les principes qui nous lient font notre fierté : ils doivent nous conduire aujourd’hui à peser de tout notre poids, et à utiliser tous les leviers à notre disposition, pour exiger de l’Azerbaïdjan qu’il respecte purement et simplement le droit international. Si l’Europe veut assumer sa responsabilité, elle doit faire en sorte que cette violation grave, à ses portes, du droit international ne devienne pas un précédent tragique. Sinon, son silence et son inaction se mueront en responsabilité historique.”
Cent vingt autres député(e)s ont co-signé(e)s cette lettre.

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